vendredi 21 décembre 2012

Jn 4, 16-24 Fantasme ou la réalité.


16 Il lui dit : « Vas, appelle ton mari et viens ici ! » 17 Elle lui répliqua : «  Je n’ai pas de mari. » Jésus lui dit : « Tu dis juste par ‘je n’ai pas de mari’. 18 Tu as eu cinq maris et maintenant tu en as un qui n’est pas ton mari. Tu as dit en cela la réalité. » 19 La femme lui dit : « Seigneur, je vois que tu es un prophète. 20 Nos pères, sur cette montagne, se sont prosternés et vous, vous dites qu’à Jérusalem c’est l’endroit où il faut se prosterner. » 21 Jésus lui dit à elle : « Crois-moi femme, l’heure vient où ce n’est ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous vous prosternerez vers le père. 22 Vous, vous louez ce que vous ne connaissez pas, nous, nous louons ce que nous connaissons, à savoir que le salut vient des juifs. 23 Mais vient l’heure, et c’est maintenant, quand les réels fidèles se prosterneront vers le père en esprit et en réalité, car en effet le père recherche ceux qui le louent. 24 Dieu est esprit et pour ceux le louant cela doit être en esprit et en réalité. » 

ἀλήθεια, ας, ἡ est la réalité, traduite plus couramment par "vérité", mais sa signification plus profonde signifie ce qui est opposé à l'illusion, et c'est pourquoi j'ai préféré "réalité" dans ma traduction. D'autant plus que Jésus oppose le fait de louer ce que nous ne connaissons pas à ce qu'il nous propose, l'esprit et la réalité. Nous proposerait-il de sortir de nos fantasmes de Dieu ?
Le salut qui vient des juifs fait penser à Gn 18,18 18Abraham doit devenir une nation grande et puissante en qui seront bénies toutes les nations de la terre. 

16Λέγει αὐτῇ,Υπαγε φώνησον τὸν ἄνδρα σου καὶ ἐλθὲ ἐνθάδε. 17ἀπεκρίθη  γυνὴ καὶ εἶπεν αὐτῷ, Οὐκ ἔχω ἄνδρα. λέγει αὐτῇ  Ἰησοῦς, Καλῶς εἶπας ὅτι Ἄνδρα οὐκ ἔχω:18πέντε γὰρ ἄνδρας ἔσχες, καὶ νῦν ὃν ἔχεις οὐκ ἔστιν σου ἀνήρ: τοῦτο ἀληθὲς εἴρηκας. 19λέγει αὐτῷ  γυνή, Κύριε, θεωρῶ ὅτι προφήτης εἶ σύ. 20οἱ πατέρες ἡμῶν ἐν τῷ ὄρει τούτῳ προσεκύνησαν: καὶ ὑμεῖς λέγετε ὅτι ἐν Ἱεροσολύμοις ἐστὶν ὁ τόπος ὅπου προσκυνεῖν δεῖ. 21λέγει αὐτῇ  Ἰησοῦς, Πίστευέ μοι, γύναι, ὅτι ἔρχεται ὥρα ὅτε οὔτε ἐν τῷ ὄρει τούτῳ οὔτε ἐν Ἱεροσολύμοις προσκυνήσετε τῷ πατρί. 22ὑμεῖς προσκυνεῖτε  οὐκ οἴδατε: ἡμεῖς προσκυνοῦμεν  οἴδαμεν, ὅτι  σωτηρία ἐκ τῶν Ἰουδαίων ἐστίν. 23ἀλλὰ ἔρχεται ὥρα, καὶ νῦν ἐστιν, ὅτε οἱ ἀληθινοὶ προσκυνηταὶ προσκυνήσουσιν τῷ πατρὶ ἐν πνεύματι καὶ ἀληθείᾳ: καὶ γὰρ  πατὴρ τοιούτους ζητεῖ τοὺς προσκυνοῦντας αὐτόν. 24πνεῦμα  θεός, καὶ τοὺς προσκυνοῦντας αὐτὸν ἐν πνεύματι καὶ ἀληθείᾳ δεῖ προσκυνεῖν. 

1 commentaire:

  1. A mes lecteurs : Je suis souvent interrogée sur ce texte. Jésus voulait-il confronter la samaritaine sur une faute, comme on veut souvent le faire croire ? A savoir avoir eu cinq maris. Mais on ne sait rien de cette succession de maris. Sont-ils morts ? Ont-ils divorcé ? Par contre, Jésus parle d'amour et la samaritaine semble avoir fait le tour de l'amour conjugal...j'aime à imaginer qu'il lui propose par son amour à lui, cette eau vivante, quelque chose qui va bien au-delà de l'amour sentimental tel que nous le rêvons et qui est si souvent source de...déception.

    RépondreSupprimer